En co-organisant le sommet "Africa Forward" avec le Kenya à Nairobi, Emmanuel Macron avait un objectif : incarner le "partenariat renouvelé" de la France avec le continent africain, appelé de ses vœux par le président français, neuf années après le discours de Ouagadougou, lors duquel il promettait de rompre avec les pratiques paternalistes et colonialistes du passé.
"On veut un partenariat d'égal à égal avec des changements profonds", a insisté Emmanuel Macron. "La relation entre l'Afrique et la France est là et elle est très forte. Elle existe car nous sommes présents dans tous les domaines sur le continent mais aussi grâce à nos destins partagés, c'est-à-dire, les diasporas africaines dans notre pays."
Selon le chef de l'État, le sommet "Africa Forward", qui s'est ouvert lundi par une journée sur la jeunesse, le sport, la culture et les affaires, montre sa volonté "d'organiser des moments forts, sur la culture, le sport ou l'économie". "Nous voulons avancer vers un agenda co-décidé. Et cela est le résultat de dix années de réinvention des relations franco-africaines", a-t-il poursuivi.
Emmanuel Macron a ainsi réitéré ses critiques envers les grand-messes franco-africaines. "Il n'est plus question de dire aux Africains : 'Voilà ce qui est bon pour vous, on va vous aider'. Ce n'est plus du tout ce dont l'Afrique a besoin et ce qu'elle veut entendre."
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