Après quatre mois d'un marathon parlementaire inédit et laborieux, la France se voit enfin dotée d'un budget pour 2026. Les deux dernières motions de censure déposées à l'encontre du gouvernement Lecornu par la gauche sans le Parti socialiste d'une part, et l'extrême droite d'autre part, ont été rejetées. Celles-ci avaient été déposées à la suite de l'utilisation du troisième 49.3 par le gouvernement vendredi 30 janvier, après l'examen du texte au Sénat jeudi. Bien que la chambre haute ait rejeté le texte la veille, le "dernier mot" revient aux députés.
Sur les 289 voix requises pour renverser le gouvernement, la motion de censure de La France insoumise (LFI) et de ses alliés communistes et écologistes n'a obtenu que 260 voix, tandis que celle du Rassemblement national (RN) associé à l'Union des droites pour la République (UDR), n'a emporté que 135 voix.
Le projet de loi de finances pour 2026 est définitivement adopté grâce au recours à l'article 49.3 de la Constitution, qui a permis au Premier ministre de faire passer le texte sans le vote parlementaire, tout en conservant certains amendements déposés lors de l'examen au Parlement.
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