Pas un mot de Jack Lang le 8 février sur sa décision. L'ancien ministre a annoncé samedi 7 février quitter la présidence de l'Institut du monde arabe, poussé vers la sortie de toute part, après la révélation de ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.(Nouvelle fenêtre)
À Tourcoing (Nord), où l'Institut a une antenne depuis 2016, la nouvelle divise. "Quand on occupe des places importantes, on se doit d'avoir une certaine éthique, on est représentatif de quelque chose", confie une riveraine. Une autre nuance : "Est-ce qu'en tant que président de l'Institut du monde arabe, il n'a pas réalisé des belles choses, donc est-ce qu'on ne pouvait pas faire la part des choses ?"
À Paris aussi, on s'interroge sur qui peut succéder à Jack Lang, à la tête de l'Institut depuis 13 ans. Martin Garagnon, directeur de la communication de l'Institut du monde arabe, explique : "Le ou la prochaine présente de l'Institut du monde arabe doit évidemment avoir un volet culturel mais aussi diplomatique, une bonne connaissance des pays arabes, quelqu'un qui incarne une vision, qui soit fédérateur, qui puisse porter un projet et qui puisse continuer à faire vivre cet institut qui a 40 ans, qui est insubmersible et qui a de l'avenir."
À 86 ans, Jack Lang passera la main avant la fin de son quatrième mandat. L'ancien ministre a été cité près de 700 fois dans les dossiers Epstein.
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