Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé ce mardi 3 mars qu'Israël continuerait à "frapper l'Iran avec force" et que le Hezbollah pro-iranien serait ciblé avec "une force encore plus grande" au Liban. "Nous continuons à frapper l'Iran avec force. Nos pilotes survolent l'Iran et Téhéran, ainsi que le Liban. Le Hezbollah a commis une grave erreur en nous attaquant. Nous avons déjà réagi avec force, et nous réagirons avec une force encore plus grande", a déclaré le chef du gouvernement en déplacement sur la base aérienne de Palmachim, dans le centre d'Israël.
En parallèle à la guerre contre l'Iran déclenchée le 28 février, Israël mène depuis ce lundi une campagne de frappes massives sur le Liban, affirmant viser le Hezbollah dans ses bastions du sud et de l'est du pays ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth. Après des bombardements nocturnes, la banlieue sud de Beyrouth a de nouveau été visée mardi par des frappes israéliennes. L'armée a affirmé avoir frappé depuis lundi plus de 160 cibles du Hezbollah à travers le Liban, y compris des membres de la force Radwane, l'unité d'élite du mouvement. Elle a également annoncé avoir tué, dans une frappe à Beyrouth, un haut responsable du Hezbollah identifié comme Reza Khazai, chargé de la supervision de l'arsenal du mouvement sous le contrôle de la force d'élite iranienne Al-Qods.
Israël a annoncé mardi que ses soldats prenaient le contrôle de "nouvelles positions" dans le sud du Liban, afin d'y créer une "zone tampon" entre le Hezbollah et sa population dans les zones frontalières, visées depuis lundi par des tirs du mouvement libanais pro-iranien.
Ce mardi, l'armée israélienne a affirmé que ses soldats occupaient de nouvelles positions dans le sud du Liban, sur des hauteurs longeant la ligne frontalière, en promettant d'empêcher que ne se répètent les déplacements massifs de populations israéliennes survenus lors du précédent conflit entre Israël et le Hezbollah, en 2023 et 2024. "Le Commandement nord a avancé, pris le contrôle des hauteurs et crée à présent une zone tampon, comme nous l'avions promis, entre notre population et toute menace", a déclaré le porte-parole de l'armée, le général de brigade Effie Defrin. L'armée libanaise a de son côté retiré des soldats de plusieurs positions du sud du Liban, à la suite de "l'escalade" des opérations israéliennes, selon une source militaire au Liban.
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