La situation au Venezuela est-elle un avant-goût de ce qui attend d'autres pays ? Moins de deux jours après la capture du dirigeant Nicolás Maduro samedi 3 janvier, la Maison-Blanche a laissé planer le doute. À bord d'Air Force One dimanche dernier, le président américain a évoqué tour à tour devant la presse la Colombie, Cuba, le Mexique, l'Iran et… le Groenland.
"Nous avons besoin du Groenland. C'est une question de sécurité nationale", a-t-il insisté face aux journalistes qui l'accompagnaient. "Aujourd’hui, le Groenland est cerné de bateaux russes et chinois, et le Danemark ne peut pas s'en occuper", justifie-t-il, affirmant que "nous avons besoin du Groenland, et l’Union européenne a besoin que nous l’ayons (…). Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours".
Un peu plus tôt le même jour, le président américain déclarait au magazine The Atlantic qu'il revenait à ses partenaires d'évaluer les conséquences de l'opération militaire au Venezuela sur le territoire autonome danois. Mais le message le plus explicite est venu de l'ex-conseillère du président américain Katie Miller, épouse d'un proche conseiller de Donald Trump. La veille au soir, celle-ci postait sur X une image du Groenland recouverte d'un drapeau américain, avec un unique mot en lettres capitales : "SOON" ("bientôt").
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