Au Mali, les conséquences du blocus imposé autour de Bamako commencent à se faire sentir. Dans le Nord, à Gao, des voyageurs sont immobilisés depuis plusieurs jours sur les routes et des cargaisons de nourriture périssent, faute de pouvoir être acheminées. Depuis le 28 avril, soit trois jours après l’offensive lancée dans le pays par le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) et les indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA), les djihadistes multiplient les barrages et les attaques contre les axes routiers stratégiques reliant la capitale au reste du pays.
Dans l’Ouest, près de Kéniéroba, à 70 kilomètres de Bamako, plusieurs camions et bus ont été incendiés, mercredi 6 mai, après des embuscades revendiquées par des combattants du GSIM. Ils menacent désormais directement les transporteurs qui refusent d’interrompre leurs activités.
Cette offensive intervient dans un contexte de forte dégradation sécuritaire. Ces dernières semaines, plusieurs villes ont été brièvement investies par le GSIM et le FLA. Pour tenter de maintenir l’approvisionnement de Bamako, des soldats russes de l’Africa Corps ont escorté, le 1er mai, un immense convoi de camions-citernes. Mais malgré ces opérations, l’étau se resserre autour de la capitale. Le précédent blocus, lancé en septembre 2025, avait paralysé le pays pendant plusieurs mois. Celui-ci apparaît déjà comme plus structuré et plus menaçant pour les autorités maliennes.
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