Jour de sortie pour Nicolas Sarkozy, incarcéré après sa condamnation dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle. Après 20 jours en prison, l'ancien chef de l'État a quitté, lundi 10 novembre, la prison de la Santé après la décision de la Cour d'appel de Paris d'accepter sa demande de remise en liberté Celle-ci sera assortie d’un contrôle judiciaire. La cour lui a imposé une "interdiction de contact" élargie, notamment avec le garde des Sceaux Gérald Darmanin, et de sortie du territoire national.
Nicolas Sarkozy a quitté la prison à bord d'une voiture aux vitres teintées, escortée par des motards de la police, pour regagner son domicile dans le XVIe arrondissement. Plus tard, en début de soirée, il a écrit sur X que "la vérité triomphera". "Le droit a été appliqué. Je vais maintenant préparer le procès en appel. Mon énergie n'est tendue que vers le seul but de prouver mon innocence. La vérité triomphera. C'est une évidence que la vie enseigne", a déclaré l'ex-chef de l'État, dont la justice a ordonné la mise en liberté.
La décision de la Cour d'appel de Paris est intervenue quelques heures après l'audience destinée à examiner la demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy. Ses avocats avaient déposé cette requête dans les minutes qui avaient suivi son entrée en détention à la prison de la Santé à Paris, le 21 octobre. Le parquet général avait requis sa mise en liberté sous contrôle judiciaire. Offrant la première image de l'histoire d'un ex-président de la République française en prison, Nicolas Sarkozy, en veste bleu foncé, pull et chemise, est apparu lundi matin en visioconférence depuis la prison de la Santé aux côtés de deux de ses avocats. La prison "c'est dur, c'est très dur, ça l'est certainement pour tout détenu, je dirais même que c'est éreintant", a-t-il dit, ajoutant vouloir rendre hommage au personnel pénitentiaire qui avait "rendu ce cauchemar (...) supportable".
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