Le chef de l’Etat a répété « l’importance d’une politique de prévention et de sensibilisation puisque, je reprends ses mots, “c’est parfois les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafiquants” », a précisé Maud Bregeon, ajoutant : « On ne peut pas déplorer d’un côté les morts et de l’autre continuer à consommer le soir en rentrant du travail. »
Emmanuel Macron a également insisté sur « la nécessité d’avoir une approche interministérielle du très local à l’international ». La question est au centre du débat public depuis l’assassinat jeudi à Marseille de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic.
Le président des Républicains, et ancien ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, a lui jugé mercredi sur Europe 1-CNews qu’avec la nouvelle loi sur la lutte contre la criminalité organisée, inspirée de la législation antiterroriste, qui permettra de mettre en place « une chaîne judiciaire spécialisée, un état-major, un chef de file, on aura des résultats (…) C’est une guerre et on va la gagner », a-t-il jugé.
La loi prévoit notamment l’installation d’un Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) à compter du 1er janvier, sur le modèle du Parquet national antiterroriste et du Parquet national financier. Si le Pnaco doit encore être installé, « l’état major a été créé, il va regrouper les services de renseignement de quatre ministères. Ce sera une force de frappe », a-t-il estimé.
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